Ci-dessous, une très belle médaille qui montre le combat des deux natures, ces deux archétypes fondamentaux et antagonistes que sont le Serpent et le Lion.

Ils figurent le combat du spirituel – le Lion – et du sexuel – le Serpent – qui sont les deux pôles de la libido.

Freud ne reconnaissait que la nature sexuelle de la libido et se refusait à une quelconque reconnaissance de sa nature spirituelle.
Jung a quant à lui clairement évoqué cette nature double.
Lorsque l’homme et la femme se rencontrent, le Serpent et le Lion se rencontrent également. Autrement dit, les dieux se rencontrent à travers nous.
La femme est proche du Serpent, l’homme est proche du Lion.
Ces deux archétypes sont parfois aussi représentés sous la forme du Serpent et de l’Aigle, chez Nietzsche et son Zarathoustra notamment, et plus surprenant, sur la médaille de Saint Benoit, patron des exorcistes, où les deux natures sont réparties de part et d’autre de l’autel.

Je suis confronté à ces deux archétypes lors de mes voyages. Je grogne comme un Lion, et je siffle comme un Serpent. Je perçois aussi leur nature inconciliable, leur haine réciproque.
Et pourtant… il existe un troisième archétype qui réalise la synthèse du Serpent et du Lion. Il est représenté par Chnoubis, le serpent léontocéphale.

La Pierre Philosophale est la matérialisation de cette union des deux natures antagonistes, la manifestation tangible de Chnoubis, d’Abraxas, de l’Agathos daemon, du Soi, ou encore, du Fils de l’homme.