J’ai effectué deux travaux chamaniques à deux semaines d’intervalle.
Le premier à la nouvelle Lune du 20 novembre, et le deuxième à la pleine Lune du 4 décembre.
Pour les deux voyages, je me suis préparé en prenant une douche et en me parfumant avec une Agua Florida préparée par mes soins.
J’ai ensuite fait le rituel de la croix d’ouverture d’Abraxas, et j’ai adressé une prière à mon Saint Ange Gardien.
Je lui ai demandé de me conduire à ma blessure intérieure, et de me soutenir dans cette confrontation.
Pour le premier voyage, j’ai consommé 2 buvards de LSD dosés à 150 micro grammes, soit 300 micro grammes en tout.
Pour le second voyage, j’ai utilisé 3 buvards dosés eux aussi à 150 micro grammes, soit 450 micro grammes en tout.
Je me suis ensuite installé dans le noir, et j’ai lancé les musiques rituelles de l’Inde.
Dans les deux cas, ma prière a été exaucée.
J’ai en effet été conduit au contact de ma blessure intérieure.
Dans le cas du premier voyage, l’expérience a été difficile. J’ai pleuré et hurlé de douleur durant quelques minutes.
Cette douleur s’est manifestée au niveau du plexus solaire.
Ce contact avec la blessure a permis d’en métaboliser une partie de la charge émotionnelle, et j’ai tout de suite senti une certaine libération.
Mais deux semaines plus tard, je ressentais de nouveau une douleur lancinante dans ma poitrine. Un malêtre profond.
C’est ce qui m’a motivé à refaire un voyage pour travailler de nouveau sur cette blessure intérieure.
Je ne sais pas si c’est lié au dosage ou à un autre facteur (nouvelle Lune ou pleine Lune), mais ce second voyage a été beaucoup plus douloureux que le premier.
Il est possible aussi que le premier voyage ait été une sorte de préparation au second puisque j’ai constaté, depuis des années, une certaine continuité d’un voyage à l’autre.
J’ai vécu au cours de ce second voyage deux épisodes de confrontation intense à ma blessure qui m’est apparue alors comme une cassure intérieure.
J’ai de nouveau pleuré et hurlé de douleur durant de longues minutes. J’ai bien cru alors que j’allais mourir.
J’ai eu au cours de ce second voyage, la vision d’une purification de ma structure intérieure de mémoires traumatiques.
Dès le lendemain j’ai constaté la disparition totale de mon malêtre, de cette lourde charge émotionnelle qui pesait sur mon plexus solaire.
J’ai ainsi vécu cette nuit-là une profonde catharsis, et j’ai pris conscience de la dimension thérapeutique extraordinaire du LSD. Son surnom de « médecine occidentale » est tout à fait justifié.
Je pensais depuis quelques temps abandonner le LSD pour revenir aux champignons à psilocybine, mais suite à cette expérience, j’ai décidé de maintenir le travail avec le LSD pour poursuivre le voyage thérapeutique intérieur.
Il est possible que j’alterne par la suite, LSD et champignons.
Je pense aussi tester à l’avenir le Peyotl.
À la fin des musiques rituelles, j’ai effectué comme à chaque fois, 3 rotations du mercure afin de poursuivre le travail d’Alchimie interne.
J’ai conclu le travail par le rituel de la croix de fermeture d’Abraxas.